Pavillon autochtone 2010

Chroniques

Le 19 février : Spectacle culturel des Premières nations de la Colombie-Britannique

Aujourd'hui, les groupes représentant le Sommet des Premières nations et la nation Nisga'a brilleront sur la scène du Pavillon autochtone 2010. La portion du spectacle présentée par le Sommet met en vedette les quatre Premières nations de la Colombie-Britannique, notamment la nation Ktunaxa, qui vit dans la partie Sud-Ouest de la province et dont le territoire traditionnel s'étend au-delà de la frontière des États-Unis. Le Xwamstut Culture Group, lui, représentera la Première nation Shíshálh, laquelle vit sur la côte Ouest de la Colombie-Britannique. Il exécutera des numéros de tambours et de danse traditionnels représentant les histoires de leur culture. Les prochains à monter sur scène seront les Taku Kwaan Dancers, qui ont fait une longue route depuis leur municipalité d'Atlin, dans le Nord-Ouest de la Colombie-Britannique, pour venir à Vancouver. Leur groupe de joueurs de tambours et de danseurs, vêtus de couvertures de cérémonie, racontera les légendes traditionnelles du peuple Tlingit de Taku River. Finalement, la Première nation Nadleh Whut'en, du Centre de la province, donnera un spectacle à la Maison des chefs.

Le gouvernement Nisga'a Lisims, représentant la nation Nisga'a, offrira un spectacle intitulé Réflections Nisga'a. Ce spectacle de variétés mettra à l'honneur les bâtisseurs communautaires de chacun des quatre villages Nisga'a : New Aiyansh, Gitwinksihlkw, Laxgaltsap et Gingolx. Au tournant du siècle, le peuple Nisga'a s'est rassemblé sous l'influence de l'Église afin de vivre ensemble et de former une communauté. Ce spectacle soulignera certains des aspects positifs de cette expérience par l'entremise de la musique du groupe Brass Band and Choir et sera suivi de danses et de chants traditionnels exécutés par de jeunes Nisga'a.

Tous les jours, de 15 h 30 à 19 h 30, les quatre Premières nations hôtes présentent fièrement Toujours en force à la Maison des chefs. Cette expérience multimédia spectaculaire de 360 degrés projette, au rythme entraînant des tambours, la beauté de leurs territoires et nous fait découvrir la passionnante histoire des nombreuses cultures autochtones du pays.

Pour les représentations de 21 h 30, intitulées Projets de puissance indépendants, soyez prêt car le son retentissant et enlevant vous soulèvera et vous fera danser. Jerry Alfred fait partie du clan Northern Tutchone Crow de la Première nation de Selkirk. Accompagné de son groupe Shun Dun, il joue un style de country rock qui fait taper du pied. Le groupe vancouvérois Bitterly Divine est bien connu pour ses basses fracassantes auxquelles s'ajoute le rythme des tambours traditionnels des Premières nations. Le groupe, composé de cinq membres de la nation Squamish, s'exprime sur les enjeux auxquels font face les peuples autochtones; il produit un son et transmet un message qui séduit un public large. Nous arrive ensuite, du pays des kangourous, Tjupurru, qui a fait l'apprentissage du didjeridoo au pensionnat avec un tube d'aspirateur. Il joue maintenant d'un didjeridoo à coulisse unique en son genre, qui lui permet de créer une différente gamme de sons et de notes. Tjupurru mélange les cultures, les technologies et les sons pour créer ce qu'il décrit comme le « Didjetronica » du 21e siècle.

 

Village d'artisanat autochtone et exposition commerciale

Aujourd'hui, une foule d'Autochtones talentueuses s'emparera de la scène principale du Village d'artisanat autochtone et de l'exposition commerciale. Janet Rogers est une Mohawk du territoire des Six Nations, en Ontario. Écrivaine accomplie, elle écrit des œuvres de tous genres, aussi bien la poésie, les nouvelles, la science-fiction et la dramaturgie, que la poésie à présenter à voix haute sur scène et la poésie sur vidéo. Elle prendra d'assaut la scène à 11 h. Sandy Scofield retrace ses origines métisses, cries et saulteaux. Elle est descendante de quatre générations de violonistes et de chanteurs. On la décrit comme une artiste complexe pouvant aisément alterner entre des styles vocaux autochtones datant de plusieurs siècles, du pop satiné au R & B corsé en passant par le rock. Elle fera son entrée sur scène à 15 h. Le spectacle de 18 h mettra en vedette les sœurs Cheri et Sheila Maracle. Les deux chanteuses talentueuses d'origines irlandaise et mohawk ont fait du chemin depuis les jours où elles donnaient des spectacles dans les rues de Vancouver.

Aujourd'hui est la dernière journée pour voir les magnifiques capteurs de rêves faits à la main par l'artiste métisse Nancy A. Luis au Village d'artisanat autochtone. Ses capteurs de rêves prennent différentes formes : ours, oiseaux, soleils, etc. Elle est née et a grandi à Vancouver. Ses racines autochtones sont iroquoises, de la nation Kahnawake, au Québec, et cries de St-Boniface, au Manitoba.

Posté le 19/02/2010 par Four Host First Nations