Pavillon autochtone 2010

Métis


À l'apogée du commerce de la fourrure, entre le XVIIe et le XIXe siècle, une nouvelle société frontalière est née du mariage entre les trappeurs d'animaux à fourrure européens et les femmes des Premières nations. Étant donné qu'elles avaient acquis les aptitudes des sociétés européennes et autochtones et qu'elles étaient de formidables chasseurs, ces personnes - que l'on connaît de nos jours sous le nom de Métis - ont grandement contribué à l'ouverture du vaste marché intérieur canadien au commerce en général et plus particulièrement à l'industrie de la fourrure. Par le fait même, elles se sont démarquées comme nation distincte. Elles parlent leurs propres langues (principalement le français métis et une langue hybride franco-autochtone que l'on appelle michif) et possèdent une riche vie culturelle marquée par la musique de violoneux, les vêtements largement ornés, la ceinture traditionnelle des Métis et un drapeau arborant le symbole de l'infinité.

Les Métis sont l'un des trois groupes distincts de peuples autochtones reconnus au sens de l'article 35 de la Constitution canadienne (1982).

De nos jours, quelque 500 000 Canadiens se disent Métis. Ils vivent essentiellement dans cinq provinces : la Colombie-Britannique, l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l'Ontario. C'est le Ralliement national des Métis qui les représente à l'échelle nationale.

En 2007, les Métis ont signé un protocole d'entente avec les quatre Premières nations hôtes, ce qui leur a permis d'officialiser leur engagement conjoint de travailler en partenariat en vue de maximiser les possibilités de participation des Métis aux Jeux d'hiver de 2010.

Pour en apprendre davantage sur les Métis, visiter le site Web de Métis Nation British Columbia ou du Ralliement national des Métis